Compte rendu de la réunion d'information sur les commerces et activités - 17 février 2022



17 février 2022 – 13 rue de Nanteuil

En présence de Gaylord LE CHEQUER, Premier Adjoint au Maire délégué à la Ville résiliente, à l’Urbanisme, aux Espaces publics, aux grands Travaux de Transports et à la Protection des Murs à Pêches, et de Frédéric MOLOSSI (Adjoint délégué aux Commerces, aux Marchés et aux Relations avec les Cultes).

Sont également présents : Yannick DUTERTRE (chef de projet Haut-Montreuil), Sylvie BASTE-DESHAYES (Responsable du service Démocratie participative), Jean-Pierre FORESTIER, Cyril TEYSSANDIER (Antenne Vie de quartier), Régis DAMBRINE (Directeur opérationnel chez Nexity), et Stéphane CREMEL (Directeur général chez Nexity RETAIL)

Ainsi qu’une quarantaine de riverains.

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La séance est ouverte à 18 heures 40.

Plénière d’introduction

Gaylord LE CHEQUER rappelle le calendrier des précédentes réunions consacrées aux projets de la ZAC. Il indique que le sujet de l’offre commerciale liée aux constructions en cours sur ladite ZAC a très régulièrement été évoqué, raison pour laquelle a été organisée cette réunion d’information afin de proposer aux habitants un état des lieux concret du projet en termes de fléchage d’activité et de calendrier. Sylvie BASTE-DESHAYES est chargée de noter les questions auxquelles il ne pourrait être répondu ce jour.

Avant de céder la parole à Frédéric MOLOSSI, Gaylord LE CHEQUER rappelle que le sujet de ZAC concernée a été lancé en 2010, puis repensé en 2014 par la nouvelle équipe municipale, notamment en termes de dédensification de cette opération, en termes d’activité commerciale, et en termes de diversification de l’offre avec la création en cours d’une résidence sociale pour étudiants et la création à venir d’une résidence de séniors. L’achèvement des travaux de transformation de cette ZAC est prévu à horizon 2025-2026 avec, entretemps, la livraison du terrain de football, étant précisé que la livraison des équipements scolaires est d’ores et déjà effective et que les aménagements en lien avec la petite enfance sont en cours de livraison.

Frédéric MOLOSSI insiste sur le fait que, s’agissant des activités commerciales, en tant que puissance publique, la Ville n’a en réalité que très peu de marges de manœuvre au sens réglementaire, puisqu’elle n’est pas en mesure d’imposer à quelque porteur de projet que ce soit de venir s’implanter sur la ZAC s’il ne le souhaite pas. En conséquence, la Municipalité et l’aménageur sont contraints de déployer un certain nombre d’initiatives en termes de mise en relation avec d’éventuels porteurs de projets pour les convaincre d’investir sur la ZAC. À cet égard, les deux années de pandémie ont constitué un véritable frein. Néanmoins, quelques projets d’ordre commercial ou social ont d’ores et déjà été signés et, en lien avec l’aménageur, la Municipalité sera également en mesure de communiquer aux riverains quelques éléments de prospective plus ou moins aboutis qui permettront néanmoins d’avancer plus rapidement que jusqu’à présent. Frédéric MOLOSSIprécise que la présente réunion en appellera d’autres et espère que la conjoncture de l’année 2022 permettra aux investisseurs de s’intéresser à cette zone.

Des dossiers contenant les plans de la ZAC sont transmis aux habitants. Ils sont disponibles ICI.

 

Présentation des modalités de sélection des commerces par l’aménageur Nexity

Présentation de la carte

Ces deux points sont traités conjointement.

Régis DAMBRINE précise que l’enjeu du projet consistait précisément à implanter de l’activité aux pieds des immeubles. Pour ce faire, l’aménageur s’appuie sur un certain nombre de professionnels à la recherche d’utilisateurs. Les candidatures sont alors analysées dans leur capacité à remplir le cahier des charges avant d’être validées ou non. S’agissant de la ZAC en tant que telle, Régis DAMBRINE précise que les îlots considérés vont de A à G, que les îlots C et D ont d’ores et déjà été réalisés (450 logements) et que le E a été réalisé par l’OPH (80 logements), étant précisé qu’à terme, la ZAC comportera un total de 1 500 logements, soit 3 500 à 4 000 habitants, d’où l’importance de l’implantation de commerces et de services de proximité. L’îlot G, quant à lui, est en cours (300 logements), de même que celui de la résidence sociale. Deux autres permis ont été accordés (A et B2), les projets afférents étant destinés à voir le jour fin 2022, début 2023. Quant à l’îlot F, il sera réservé à l’édification de la résidence pour personnes âgées valides avec des services tels que restauration, coiffure et animations diverses.

S’agissant plus spécifiquement de la commercialisation, Régis DAMBRINE indique que, lorsque l’aménageur a conçu les premiers îlots, ils étaient quelque peu déconnectés du reste du quartier dans la mesure où la population était encore faible par rapport à la population projetée. Il s’agit donc de trouver des utilisateurs prêts à parier sur une zone en devenir, le COVID ayant encore contribué à fragiliser l’opération. Néanmoins, quelques candidatures intéressantes ont été déposées. Sur l’îlot D seront positionnés deux centres de production de restauration (24 et 25) pour une chaîne de restaurants traditionnels parisiens. Les lots 20 à 23 sont des lots commerciaux vendus au bailleur social propriétaire de cet immeuble et dépendant de la Caisse des Dépôts. Les programmations actuellement identifiées à cet endroit consistent en une crèche associative bilingue (français/anglais) d’une dizaine de berceaux qui dispose déjà d’un établissement dans le bas Montreuil, et en un cordonnier.


Une habitante
s’enquiert de l’existence d’éléments de planning.

Régis DAMBRINE n’est pas en mesure de lui en fournir, car il n’est pas au cœur des éléments de négociation. S’agissant de l’îlot C, il rappelle que des discussions ont eu lieu avec un preneur souhaitant réaliser une moyenne surface alimentaire (lots 14 et 15 réunis à destination du preneur) franchisée Intermarché. Un local lui a été vendu, mais la situation a tourné court, de nouveaux échanges étant actuellement en cours avec lui pour éventuellement reprendre la main sur le local, retrouver une programmation plus maîtrisée et pouvoir proposer une offre alimentaire de proximité aux habitants.


Afin d’être parfaitement transparent, Gaylord LE CHEQUER précise que le propriétaire concerné, lorsqu’il a découvertl’existence d’un G20 en face, a signé une promesse avec une salle de sport nommée Basic Fit. La Municipalité a donc convoqué Basic Fit et le propriétaire pour leur expliquer qu’il ne s’agissait pas de l’orientation souhaitée par la Ville. Basic Fit a accepté de se retirer de ses engagements avec le propriétaire, l’enjeu actuel étant désormais d’éviter que le propriétaire ait d’autres velléités, et de faire en sorte de reprendre la main sur ce local commercial.

 

Régis DAMBRINE évoque ensuite le lot 17 pour lequel la vente est en cours de concrétisation pour la fin du mois de mars 2022 avec un médecin dont l’objectif est de créer un pôle médical qui comportera un laboratoire d’analyse médicale et une offre médicale diversifiée la plus large possible. L’ouverture de ce centre devrait avoir lieu fin 2022, début 2023.

 

Gaylord LE CHEQUER fait état de discussions en cours avec l’ARS pour les différentes autorisations, étant précisé que l’ARS avait besoin d’obtenir les plans d’aménagement et les autorisations d’urbanisme définitives pour sécuriser le montage financier.


Régis DAMBRINE
confirme la lourdeur et la complexité de ces démarches.

 

Toujours dans un souci de transparence, Frédéric MOLOSSI indique qu’il s’agit là du troisième projet de cette nature. Il espère donc vraiment la concrétisation de celui-ci, d’autant plus que le financement a été obtenu.


Régis DAMBRINE évoque ensuite le lot 16, orienté en complément de l’offre de santé puisqu’il s’agit de l’installation d’une pharmacie. L’idée de départ consistait à transférer un pharmacien situé de l’autre côté du boulevard dans une zone peu visible et peu accessible. Or cette pharmacie se situait sur la commune de Rosny ce qui a complexifié la situation à tel point que le projet a été abandonné suite à un refus catégorique de l’ARS.

 

Gaylord LE CHEQUER précise que si l’ARS a refusé, c’est parce qu’elle considère que Montreuil bénéficie déjà de son quota de pharmacies.

 

Régis DAMBRINE déplore néanmoins la mauvaise répartition desdites pharmacies sur le territoire.Au vu de tous ces éléments, il a donc été décidé de reprendre une pharmacie située boulevard Rouget de Lisle. L’ouverture de cet établissement devrait avoir lieu début 2023. Il évoque ensuite, sur le lot n° 13, une signature avec un opticien. Les lots 18 et 19, situés à proximité de l’escalier historique et central de la ZAC, quant à eux, ont été attribués à un investisseur souhaitant créer une sorte de lieu de vie comportant une offre de restauration et peut-être une offre de type coworking.

 

Questions-réponses et prises de connaissance de la part des habitants

 

En référence au projet avorté cité plus haut, une habitante s’enquiert des garanties d’achat dont dispose l’aménageur à cet égard.


S’agissant du précédent projet, Frédéric MOLOSSI explique qu’il s’agissait d’un jeune homme très ambitieux qui s’est lancé dans cet investissement avec l’argent de son père sans véritablement en avoir mesuré l’impact. En outre, pour le moment, il continue à vouloir imposer son point de vue à d’hypothétiques clients auxquels il réclame des loyers démesurés.

 

Pour pallier ce type de difficultés, Régis DAMBRINE indique que Nexity entend renforcer ses promesses de vente de manière à véritablement flécher l’utilisation des lots qui deviendra une condition essentielle et déterminante de l’acte.


Une habitante s’enquiert de l’existence éventuelle d’un autre espace susceptible d’accueillir cette surface alimentaire.

S’agissant du grand espace alimentaire prévu sur les lots 14 et 15, Régis DAMBRINE fait état d’un très grand local de 960 m² agrémenté d’un parking Clients de 25 places situé en dessous. Cet espace est donc idéal pour cette activité.

 

Gaylord LE CHEQUER ajoute qu’il s’agit également d’une question de visibilité sur les boulevards et de continuité commerciale importantes pour séduire les enseignes.

 

Dès lors que ces locaux sont aux mains d’un propriétaire, un habitant s’interroge sur la manière dont il faut s’y prendre pour négocier. Il ne comprend pas comment ces locaux ont pu tomber entre les mains de ce type de personne.

 

Régis DAMBRINE rappelle que, lorsqu’il s’est agi de commercialiser ces îlots, il a été particulièrement complexe d’attirer d’éventuels porteurs de projets.Nexity s’est donc rapprochée de ce franchisé, sachant en la matière. Au fil des nombreuses discussions entretenues, rien ne permettait d’imaginer qu’il se comporterait de la sorte et qu’il ne respecterait pas sa part du contrat.

 

Gaylord LE CHEQUER confirme ces propos. La Municipalité de Montreuil et Est Ensemble réfléchissent désormais à la manière dont la puissance publique, à certains moments, par la création de foncier, lorsqu’il existe des enjeux stratégiques, peut donner la garantie d’avoir un porteur de projet et lui laisser le temps de le consolider avant qu’il ne devienne autonome. Les outils réglementaires à l’œuvre actuellement ne permettent malheureusement pas toujours aux collectivités d’éviter certaines dérives. En l’occurrence, avec ce propriétaire, il n’est donc pas exclu d’entrer dans un rapport de force.

 

Frédéric MOLOSSI indique que, s’agissant des opérations à venir, la bonne foi du preneur ne pourra plus être considérée comme suffisante. Il conviendra donc de flécher précisément la nature du commerce que la Municipalité souhaitera voir s’installer à cet endroit. Néanmoins, d’un point de vue strictement légal, si Basic Fit revenait sur sa décision, la Commune n’aurait pas la capacité juridique de lui refuser de s’y implanter.

 

Gaylord LE CHEQUER indique que les Dark kitchens, notamment, seront systématiquement exclues des négociations du fait des nuisances qu’elles génèrent et du modèle social qu’elles impliquent. Le seul véritable levier dont dispose la Municipalité à cet égard serait d’être la plus rigoureuse possible au moment de la déclaration de travaux s’il devait y en avoir une.

 

Un habitant souhaite savoir qui a la main mise sur les places de parking en sous-sol dédié à l’espace alimentaire, et qui les sécurisera pour éviter les stationnements anarchiques.

 

Gaylord LE CHEQUER précise l’existence d’unepart publique et d’une part privée.

 

Régis DAMBRINE lui répond que lesdites places appartiennent au propriétaire du local dans la mesure où elles sont vendues avec. Quant à leur sécurisation, il précise que ce parking bénéficie de deux portes, la porte haute ne donnant pas accès à la porte basse. Seule la porte basse restera ouverte tandis que la porte d’accès aux résidents ne sera accessible que grâce à des bips vendus avec le local, charge aux propriétaires de gérer leurs places, et étant précisé qu’il n’existe aucune perméabilité entre les deux parkings.

 

Le même habitant émet tout de même un certain nombre de craintes à cet égard.


Une habitante souhaite revenir sur le cas d’Intermarché et requiert davantage de précisions sur ce projet avorté.

 

Frédéric MOLOSSI indique qu’au moment où le propriétaire a renoncé à installer un Intermarché, l’enseigne lui a fait une proposition de rachat des murs pour prendre ensuite, sous sa responsabilité, le fait de le revendre ou de l’exploiter, la transaction ayant finalement échoué.

 

La même habitante souhaite savoir si les deux lots (14 et 15) seront alloués à une seule et même enseigne commerciale.

 

Frédéric MOLOSSI estime que ce serait l’idéal, mais qu’il faudra peut-être procéder à un découpage deux tiers/un tiers. Il indique qu’une enseigne nationale de produits bio (Biocoop) était notamment intéressée par un tiers de la surface, la transaction ayant également échoué en raison du montant excessif du loyer annuel exigé par le propriétaire.


Gaylord LE CHEQUER
précise que c’est l’une des raisons pour lesquelles la Municipalité essaie de reprendre la main sur ces deux lots.


Une habitante
s’enquiert des niveaux de loyers exigés par l’aménageur.

 

Régis DAMBRINE précise que les loyers pratiqués aujourd’hui sont économiquement supportables et qu’ils n’ont jamais posé le moindre problème en termes de commercialisation ou de valeurs locatives. Lesdits loyers sont plus faibles les premières années afin de permettre aux enseignes de s’implanter et de créer leur business, puis le loyer est réadapté au bout de trois ans. Il mentionne également un système de franchise de loyer permettant aux enseignes de ne pas régler de loyer tant que leurs travaux d’aménagement ne sont pas achevés.

 

Une habitante indique avoir entendu dire dans le quartier que ces locaux étaient chers. Elle s’enquiert de leur niveau au regard de ceux de Rosny, par exemple.


Régis DAMBRINE indique que, parmi les preneurs, aucun ne s’est plaint de la hauteur des loyers. Selon lui, à l’heure actuelle, les loyers ne constituent pas un frein. Les questions qui se posent aujourd’hui sont davantage celles de l’avancement du projet et de la fréquentation potentielle de la zone. Il rappelle que la question du loyer qui se pose pour les lots 14 et 15 ne dépend pas de l’aménageur, mais du propriétaire des lots qui en réclame un prix beaucoup trop élevé.

 

Un habitant redoute l’avenir que ce propriétaire donnera à ses deux locaux. Il ne comprend pas non plus comment lesdits locaux ont pu tomber entre les mains d’une personne aussi malintentionnée et craint qu’il ne soit difficile de lui imposer ce qu’elle devra en faire.

 

Gaylord LE CHEQUER partage ce point de vue et insiste sur les problématiques réelles liées au droit de propriété d’où l’éventualité de l’instauration d’un rapport de force avec le propriétaire concerné, étant précisé que les outils coercitifs adéquats sont particulièrement compliqués à mettre en œuvre.

 

Une habitante sollicite des précisions sur les loyers pratiqués s’agissant des autres locaux.

 

Frédéric MOLOSSI confirme que les loyers, tel qu’ils sont pratiqués par l’aménageur, n’ont jamais constitué un frein pour les éventuels preneurs. Hormis sur les lots 14 et 15, la question des loyers n’est donc pas un obstacle puisqu’ils s’inscrivent dans le prix moyen du secteur, et parce que l’aménageur propose les dispositifs d’allègement évoqués par Régis DAMBRINE précédemment. La question qui peut intervenir en revanche concerne le fait que les locaux proposés soient des surfaces brutes, ce qui signifie que le preneur est contraint de procéder à des investissements de départ plus conséquents pour aménager la surface selon ses besoins.

Frédéric MOLOSSI estime que les événements survenus suite à la vente des lots 14 et 15 devront servir d’expérience à la Municipalité, même si l’acheteur présentait a priori toutes les qualités et les garanties requises et que l’enseigne Intermarché semblait partie prenante dans le projet. Il précise que Nexity a déjà évoqué l’éventualité de lui racheter ces locaux et que, si le propriétaire actuel souhaitait les vendre à quelqu’un d’autre, la Municipalité pourrait procéder à la préemption des biens. En revanche, s’il décide de ne pas vendre, la Commune ne dispose malheureusement d’aucun véritable levier légal pour le contraindre à faire ce qu’elle souhaite en termes d’exploitation. Néanmoins, dans la mesure où le propriétaire a commencé ses remboursements et où se pose vraisemblablement pour lui aujourd’hui un sujet bancaire, il est encore permis d’espérer qu’il décide de vendre.

 

Lorsqu’il regarde le plan proposé, un habitant estime qu’il fait état de nombreux magasins d’alimentation au détriment, selon lui de la santé, de l’artisanat et, surtout, de la culture. Il s’enquiert de l’existence à venir d’une éventuelle librairie.

 

Gaylord LE CHEQUER rappelle que, deux ans auparavant, avec Est Ensemble, la Municpalité a lancé un appel à manifestation d’intérêt en listant l’intégralité des locaux qui devaient être créés, les artistes et artisans ayant particulièrement été ciblés à cette époque. Or dans l’esprit populaire, la ZAC était alors considérée comme trop lointaine et personne ne croyait encore véritablement à l’arrivée du métro. De ce fait, peu parvenaient à projeter une implantation dans ladite ZAC. C’est notamment la raison pour laquelle la Municipalité fait le pari que les pieds d’immeubles de l’îlot G situé au bas du plan draineraient un public qui puisse comprendre l’intérêt d’aller investir sur le haut Montreuil où les loyers sont encore relativement accessibles. Gaylord LE CHEQUER évoque également l’existence d’un local de 175 m² situés dans l’îlot B2, ce local étant considéré comme stratégique dans la mesure où il fait le lien entre la ZAC et le quartier Bramly/Boissière/Jules Verne. Cet espace sera travaillé en lien avec les conseils de quartier.

 

Régis DAMBRINE reprend le cours de sa présentation et précise que l’îlot A recueille aujourd’hui des maques d’intérêt assez importantes de la part d’un bar-brasserie, d’un service de pressing, d’une boulangerie/pizzéria et de restaurateurs. L’aménageur ambitionne l’installation d’un bureau de Poste sur le lot 9 qui pourrait également proposer un distributeur de billets sur la zone, ce qui constituerait un atout d’attractivité non négligeable. Régis DAMBRINE rappelle que les travaux de l’îlot A doivent commencer en janvier 2023 et durer environ 30 mois.

 

Gaylord LE CHEQUER indique que, sur les lots 9 et 10, un dialogue est en cours avec l’opérateur social pour que le rez-de-chaussée soit dédié à des locaux d’artistes et d’artisans qui pourront à la fois créer sur place et y vivre, sur rue et côté Cour intérieure.

S’agissant de l’îlot G, Régis DAMBRINE confirme le lancement d’un appel à projets. Il précise que les lots 33 et 34 ont été vendus à Séqens (bailleur socialpropriétaire de l’immeuble situé au-dessus). Il cède la parole à Stéphane CREMEL en charge chez Nexity de la gestion des pieds d’immeuble, sujet éminemment sensible dans le cadre de projets de cette importance.

 

Stéphane CREMEL précise que Nexity Retail n’existe que depuis un an et qu’elle a vocation à acheter systématiquement les commerces de Nexity, précisément pour que Nexity ne soit plus obligée de les vendre à la découpe. C’est elle ensuite qui cherche, pour ces commerces, des locataires aux bons niveaux de loyers et les bons livrets d’accompagnement pour garantir la pérennité des locataires. Nexity Retail n’a vocation à revendre ces locaux qu’au moment où l’ensemble du secteur est finalisé et où les preneurs ont été identifiés. C’est dans ce cadre qu’elle va donc essayer d’intervenir auprès du propriétaire des fameux lots 14 et 15 dont il était question plus haut.

S’agissant de l’îlot G, Stéphane CREMEL indique que Nexity Retail entend acquérir l’ensemble des autres lots G pour travailler avec les représentants de la Collectivité à les commercialiser correctement. Le lot 37, situé sur le boulevard de Rosny, devrait être travaillé en restauration tandis que les lots 35 et 36 pourraient être regroupés pour en faire un vaste ensemble de 600 m² destiné à de l’artisanat (bricolage, peinture, carrelage) qui serait accessible aussi bien à des grossistes qu’à des particuliers. S’agissant du lot 32, il fera l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt pour essayer d’identifier des indépendants. Quant aux lots 30 et 31, ils ont encore peu été regardés et seront sans doute plus difficiles à travailler, car ils ne disposent d’aucune visibilité sur les rues et sur les boulevards.

 

Une habitante s’enquiert de l’existence de places de parking en souterrain.

 

Stéphane CREMEL lui répond qu’il n’en est pas prévu pour les commerces. Il y aura simplement une place de livraison, absolument requise pour desservir un local de 600 m². Il précise qu’un preneur a déjà manifesté son intérêt quant à la location de cet espace.

 

Une habitante estime que, pour charger du carrelage ou ce type de produits, il est nécessaire de pouvoir se garer à promiximité immédiate, et précise que sa remarque concerne également tous les autres commerces. Selon elle, l’absence de places de stationnement peut constituer un véritable frein à l’installation des commerces dans cette zone.

 

Gaylord LE CHEQUER précise l’existence de places de stationnement tout le long de la rue de Rosny ainsi que d’aires de livraison.

 

Frédéric MOLOSSI considère que l’habitante a raison, et craint des points de congestion importante à cet égard, sans compter les nuisances occasionnées pour les habitants résidant à proximité. Il insiste néanmoins sur le fait qu’à date, aucune décision formelle n’a encore été prise, qu’il convient d’attendre les propositions de Nexity, mais que la Municipalité sera vigilante à cet égard.

 

Un habitant, membre de l’association des riverains et commerçants de la Boissière, effectue un parallèle entre ce qui vient d’être dit et l’artère de la Boissière qui rencontre des problèmes majeurs de circulation et de stationnement pour lesquels l’association, en lien avec la Municipalité, essaie de trouver des solutions. S’agissant de l’îlot de la ZAC, il rappelle que deux traiteurs ont commencé leur activité et que les problèmes de stationnement en sont amplifiés par le positionnement quotidien de camions en double file, outre le caractère accidentogène de la situation. Il ajoute que l’aménagement des trottoirs est tel (assez haut et garni d’espaces verts) qu’il est impossible d’y prévoir des stationnements. Cette problématique ayant déjà été soulevée à plusieurs reprises par les riverains et les commerçants, ils craignent qu’elle ne s’étende désormais à l’ensemble de la ZAC des Acacias. L’association a proposé à la Municipalité – qui semble assez favorable à cette possibilité –, des systèmes de livraison avec des dépose-minute de 30 minutes maximum. L’habitant s’enquiert des dispositifs qui pourraient être mis en place sur la zone pour éviter ces mêmes difficultés dont l’aménageur devra tenir compte.

 

S’agissant du ratio habitations/places de parking, Frédéric MOLOSSI craint qu’il ne faille pas s’adresser à l’aménageur. Il profite de cette prise de parole pour signaler que Catherine SERRES et Philippe LAMARCHE, tous deux élus du quartier, n’ont malencontreusement pas été informés de la présente réunion. Pour autant, ils ne se désintéressent absolument pas du sujet.

 

Une habitante constate que le cœur commercial de la zone se situera face à G20 et s’enquiert des raisons de ce choix dans l’organisation générale des commerces.

 

S’agissant de certains locaux, une habitante ne comprend pas s’ils sont proposés à la location ou à la vente, notamment s’agissant des lots dévolus à l’opticien ou à la boulangerie.

 

Frédric MOLOSSI indique que ces lots ont été vendus.

 

Stéphane CREMEL précise qu’il s’agit généralement de vente auprès de propriétaires exploitants.

 

Une habitante s’étonne de la quantité de magasins d’alimentation prévus alors qu’il en existe déjà un certain nombre sur le boulevard. Elle sollicite l’installation d’enseignes de vêtements ou de chaussures, et estime également qu’une librairie/presse serait la bienvenue.

 

Un habitant sollicite des précisions s’agissant de la pharmacie.

 

Frédéric MOLOSSI rappelle les propos tenus précédemment s’agissant du transfert imaginé de la pharmacie de Rosny vers Montreuil, lequel a fait l’objet d’un refus de l’ARS malgré l’intervention du Maire en ce sens. En revanche, s’agissant du nouveau projet également évoqué plus haut, il doute que l’ARS s’y oppose. Il devrait donc voir le jour comme précédemment expliqué, dans le courant du premier trimestre 2023.

 

Une habitante s’enquiert d’un éventuel projet d’installation d’une pharmacie ouverte 24 h/24.

 

Frédéric MOLOSSI indique qu’il appartiendra au pharmacien qui viendra s’installer d’en faire la demande s’il le souhaite, laquelle demande ne relève pas de la responsabilité de la Ville, mais d’autorisations émanant de l’ARS en fonction d’un certain nombre de critères, comme le fait, notamment, qu’il existe déjà une pharmacie de ce type sur Montreuil (début de la rue de Paris). S’agissant de l’installation d’enseignes type librairie, etc.,Frédéric MOLOSSIinsiste sur le fait que les personnes qui investiront dans le quartier ne le feront que si elles estiment pouvoir en vivre. En l’occurrence, aucun libraire indépendant, à ce jour, n’a manifesté d’intérêt pour le site. Il est néanmoins évident que si d’aucuns se manifestaient, la Ville en avertirait immédiatement l’aménageur et soutiendrait une installation de cette nature sur un secteur de la Ville où ce type d’offre n’existe absolument pas. Dans la mesure où le rôle de la Collectivité n’est pas de subventionner une activité à caractère économique, l’installation de ce type de commerce reste au bon vouloir des investisseurs et du modèle économique dans lequel ils s’inscrivent. Frédéric MOLOSSI confirme l’existence d’une offre alimentaire d’ores et déjà importante sur le boulevard de la Boissière, l’idée de la ZAC n’étant évidemment pas de venir concurrencer une offre déjà présente sur le boulevard de la Boissière, mais plutôt de la compléter par de nouvelles offres. S’agissant de chausseurs, il confirme que ce poste fait cruellement défaut sur Montreuil, et reconnaît que l’offre de prêt-à-porter est trop peu importante malgré le fait que la Municipalité soit en contact permanent avec de nombreuses enseignes ad hoc. À cet égard, il mentionne une forme de révolution des franchisés qui, après avoir connu des années de croissance, subissent aujourd’hui un ralentissement assez fort, la crise COVID ayant encore accentué ce phénomène. L’avenir de la franchise lui semble donc compromis. En outre, les franchisés ne considèrent pas aujourd’hui Montreuil comme une zone de chalandise suffisamment rentable. Il espère que la situation évoluera favorablement avec l’arrivée du métro.

 

S’agissant du stationnement, Frédéric MOLOSSI rappelle que le point a déjà été longuement débattu avec l’association des commerçants et des riverains du boulevard de la Boissière, et indique que sur la partie allant du carrefour Aristide Briand à la ZAC (partie commerçante historique du boulevard) se situe un certain nombre de commerces de façade devant lesquels les clients ne s’arrêtent que quelques instants. Sur ce point, un accord assez large semble s’être exprimé de la part de la Municipalité consistant à trouver des solutions parmi lesquelles l’installation de dispositifs type dépose-minute dont le dépassement induit une potentielle verbalisation. En effet, selon lui, ce dispositif doit compléter la vidéoverbalisation dont le but est de limiter les doubles files. Il rappelle qu’à l’occasion d’un arpentage, le Maire a eu l’occasion de dire qu’il était plutôt favorable à la mise à l’étude de ce dispositif, l’objectif étant donc de lancer les études afférentes dans le courant de l’année 2022. Il ajoute qu’il s’agit d’une voie départementale qui fera quoi qu’il en soit l’objet d’un réaménagement après l’arrivée du métro.

S’agissant de l’opération en cours, Frédéric MOLOSSI indique qu’elle s’inscrit dans un contexte général de limitation de l’usage de la voiture ce qui induit la limitation du nombre de places de stationnement par appartement, en totale rupture avec ce qui se pratiquait dans les années 2000. Pour autant, l’aménageur n’en est pas responsable et se contente de respecter un plan d’aménagement et un PLU qui lui imposent certaines contraintes en matière de stationnement. Par conséquent, afin de respecter l’équilibre de cette orientation politique tout en permettant à l’activité commerciale de se développer, il faut être particulièrement vigilant à la nature des activités qui s’implanteront dans le quartier. C’est la raison pour laquelle, selon lui, l’implantation d’une grande enseigne de bricolage peut être problématique à cet endroit. Il convient donc de bien anticiper ce type de situations.

 

Un habitant s’enquiert de l’éventualité de faire payer le stationnement sur la ZAC pour éviter les stationnements ventouses.

 

Frédéric MOLOSSI estime que cette hypothèse n’a jamais été évoquée, et n’est pas du tout d’actualité.

 

Un habitant s’enquiert de la date à laquelle le quartier prendra son envol en termes de vie commerciale et de vie de quartier au sens large. Il estime en effet que les délais se sont considérablement allongés.


Régis DAMBRINE indique n’avoir de visibilité que sur le pôle commercial pour lequel il estime que l’offre sera présente début 2023. En revanche, côté logement, il évoque des problématiques de réalisation du bâtiment puisque l’îlot A ne devrait pas démarrer avant décembre 2022 avec 30 mois de chantier subséquents puisque plus de 200 logements doivent y être conçus avant une ouverture définitive de cet îlot. S’agissant de l’îlot G, le délai devrait être un peu plus court dans la mesure où la livraison est prévue pour 2023. À cette issue, il conviendra encore de signer le bail avec le preneur lequel devra ensuite monter son dossier d’aménagement et réaliser ses propres travaux.


Frédéric MOLOSSI confirme ce calendrier et indique aux habitants qu’il reviendra vers eux pour les tenir informés de l’évolution des différents sujets. Nonobstant, il tient à souligner le fait que son service Commerce et l’aménageur travaillent en grande intelligence avec les propriétaires. S’il n’est pas en mesure de garantir le résultat, il est en mesure de garantir le déploiement des moyens et de l’énergie nécessaires à la bonne réalisation de cette opération. Il reconnaît qu’il lui est également arrivé de refuser certains projets, d’une part pour ne pas concurrencer l’offre existante, et d’autre part pour ne pas prendre de risque avec des porteurs de projets jugés particulièrement fragiles ou dont les propositions ne semblaient pas suffisamment qualitatives au regard de la vision relativement exigeante qu’en a la Municipalité. Selon lui, à date, le seul échec à déplorer est celui des lots 14 et 15 projetés pour l’installation avortée d’Intermarché qui aurait vraisemblablement permis de convaincre les récalcitrants de s’implanter également dans la ZAC. Frédéric MOLOSSI insiste sur le fait que les commerces de quartier contribuent pour une part très importante au tissu social d’un quartier et constituent un extraordinaire moyen pour un habitant de s’identifier à son quartier.

 

Une habitante s’étonne de ne voir figurer sur les plans aucun local municipal (bibliothèque, maison de quartier, etc.).

 

Frédéric MOLOSSI confirme qu’à date, aucun projet de ce type n’est défini. Néanmoins, comme indiqué précédemment par Gaylord LE CHEQUER, la Ville porte une attention particulière à donner au local n° 12 (175 m²) une vocation à caractère public et social au sens large.

 

Régis DAMBRINE ajoute que le local n° 11 (appartenant à Logirep) abritera les ateliers d’artistes précédemment évoqués également.

 

Frédéric MOLOSSI évoque également le fait que la crèche sera très importante puisqu’elle accueillera 120 berceaux. Il rappelle aussi qu’elle a malheureusement rencontré quelques difficultés bâtimentaires. Nonobstantles financements votés, la DSP a été attribuée, et le Conseil départemental a débloqué les fonds nécessaires à cet investissement. Il revient également sur la création annexe d’une microcrèche bilingue associative de 10 berceaux, ainsi que celle d’un groupe scolaire et d’un terrain de football.

 

Une habitante évoque des rumeurs à l’égard d’un transfert de la bibliothèque du Colonel Fabien sur la ZAC.

 

Frédéric MOLOSSI les dément. Il interrogera sa collègue d’Est Ensemble en charge des bibliothèques et des médiathèques pour s’en assurer. Il indique en revanche qu’il a été question d’y regrouper des centres de PMI (Lagrange et Sycomores). Cette hypothèse a néanmoins été abandonnée pour des raisons liées à la charge financière de l’opération et au fait que les locaux concernés avaient plutôt été ciblés pour recevoir des équipements de type commercial.

 

Les habitants n’ayant plus de questions à poser, la séance est levée à 20 h 30.



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